Pour moi, le dépouillement est essentiel. J'habite une petite pièce que vous connaissez bien, et elle me convient parfaitement. Je n'ai pas de voiture, pas de résidence secondaire, je n'ai pas cherché à acquérir de biens. Si j'avais voulu devenir riche, je le serais devenu. Sauf quand on a la chance d'être très fortuné, si on veut être libre, il faut choisir le dépouillement. Je jouis de mon dépouillement, il me procure du plaisir, j'y suis non seulement à l'aise, j'y suis luxueusement. J'aime posséder peu, même les livres, et je trouve que cette légèreté me procure un plaisir infiniment plus grand que la possession. De toute façon, il faudra tout quitter, je ne suis que le locataire de mes biens, y compris de mon propre corps dans la mesure où, le jour où le souffle va me quitter, ce ne sera même plus moi.
- Gérard Chaliand
Si on veut assumer davantage d'humanité, il faut se fatiguer. Il faut travailler, accroître ses connaissances. Prendre plaisir à découvrir l'Autre.
- Gérard Chaliand
Si on veut assumer davantage d'humanité, il faut se fatiguer. Il faut travailler, accroître ses connaissances. Prendre plaisir à découvrir l'Autre.
- Gérard Chaliand
L'équilibre entre l'esprit et le corps est, dans ce domaine, mon seul souci. Ce qui m'intéresse, c'est de pouvoir courir, sauter, nager, escalader, et veiller à ce que, dans la durée, je puisse continuer à remplir ces fonctions. J'admire davantage un type de soixante ans en forme, qu'un de trente.
- Gérard Chaliand
La guerre, c'est le désordre, un désordre que les dirigeants, quand ils sont intelligents, cherchent à organiser. D'ailleurs, ce que les deux parties cherchent, c'est à casser l'ordre de l'autre. On est donc dans une sorte de liberté considérable, avec les armes, la présence de la mort, et une participation physique.
- Gérard Chaliand